mercredi 29 mai 2013

≠ FAUVE

Un ami m'a fait découvrir Fauve il y a quelques mois avec ça :



Aujourd'hui ils jouent à la Flèche d'Or -preuve s'il en faut qu'ils sont chouettes- et ont sorti il y a peu leur premier EP : Blizzard.



La première écoute de leurs titres m'a procuré une sensation très étrange. Je n'arrivais pas à me décider entre trouver cela fantastique ou ridicule, génial ou déprimant. Pour le moins déroutant...

Et finalement leur singularité m'a renversée.

Il est si rare de penser lors de l'écoute d'un album : "ceci est radicalement différent". J'ai été touchée par leur naturel presque candide, leur simplicité. J'admire la façon poétique dont ils dévoilent leurs failles. Enfin, la musique qui accompagne les textes est toujours très douce, presque planante, sublime.

C'est assez éloigné de ce que j'écoute d'ordinaire mais c'est véritablement unique alors j'avais envie de partager cela avec vous au cas où vous n'en auriez pas (encore!) entendu parler. Voilà.



samedi 25 mai 2013

La médication londonienne




Le fantastique de l'ERASMUS, la magie de l'échange international, c'est d'être amené à rencontrer chaque soir des étudiants du monde entier, avec une philosophie de vie si radicalement opposée à la nôtre. Bon aller, balançons-le carrément : avec une vision du monde mille fois plus optimiste que celle des jeunes français. Nous sommes réputés pour être râleurs, en fait nous sommes désabusés. Presque dépressifs.

Impossible de s'ennuyer lorsqu'on fait la connaissance de tous ces gens venus de pays que nous connaissons si mal. Ils livrent leurs espoirs, leurs rêves, leur vision du futur sans jamais parler ni de crise ni de terrible situation financière. Certains sont tchèques, d'autres lituaniens ou monténégrins, des croates, des turcs, des polonais... autant d'univers à découvrir, un arc-en-ciel d'idées ou de sourires.

Cette fois était assez différente. J'ai partagé une riante soirée avec des filles d'une ville que je connais un peu et que j'affectionne par-dessus tout : London.
Après un moral plus que fluctuant ces derniers jours, c'était exactement ce dont j'avais besoin !
Les anglaises sont drôles et décomplexées. Elles sont piquantes, pétillantes et libres. J'adore l'ambiance qui règne à Londres et j'aime énormément l'atmosphère festive et joyeuse que les londoniennes instaurent à chacune de leur virées. Si elles sont tristes, elles racontent leur mésaventures avec un humour dévastateur. Lorsqu'elles sont gaies, elles le montrent à coup d'excès d'alcool, de rires bruyant et de talons hauts.
Londres est définitivement la seule ville où la grisaille et la pluie n'ont absolument aucune emprise sur mon humeur. Je trouve merveilleux les contrastes des taches rouges au milieu du ciel gris.
Et puis la mode... Aaarg!!! A quand Top Shop et Primark à Paris ? Et surtout : à quand un peu de fantaisie londonienne dans les tenues parisiennes !!?

Ce soir, les londoniennes ont eu raison de la petite française et de ses nœuds dans les pieds. Elles m'ont donné envie de hurler "Tonight I'm youuung !!" et de rejeter un œil aux photos prises il y a déjà trop longtemps dans leur ville follement vivante. Enjoy !


 

Certaines photos se sont mises à l'envers et désordonnées, londoniennes jusqu'au bout !

vendredi 24 mai 2013

Et toutes ces questions qui restent...


T'aurais eu 50 ans.
50 P****N ! Tu aurais compté tes rides face au grand miroir juge de la salle de bain et tu aurais soufflé "ça y est, je suis vieille". J'aurais pouffé, je t'aurais enlacée et surement répliqué "quelle jolie vieille peau tu fais".
Je voulais voir ça ! Tes lèvres s'approchant d'un cinq et d'un zéro enflammés. 
Mais, belle égoïste, c'est pour moi que je pleure encore. Pour tous ces conseils que tu ne me donneras plus, ces questions auxquelles tu ne répondras pas et tous ces grands moments de la vie qu'on ne vivra jamais ensemble. 
Je me voyais te présenter quelqu'un, un jour. J'imaginais tes sublimes yeux verts transpercer l'âme du jeune homme pour me donner ensuite ton implacable opinion. Je me figurais t'appelant lorsque mon ventre s'arrondirait. J'attendais les prochaines coupes de champagne aux fraises lors de nos futures mélancolies... 
Je me sens totalement dépourvue face à la vie maman, et plus encore depuis que je t'ai perdue.
Je suis toujours bouffée par les mêmes démons : le manque de confiance en moi, la procrastination, et maintenant la solitude... Je n'ai plus d'énergie. Ce n'est qu'une autre de ces vagues, mais voilà, tu n'es plus là pour me mettre une grande claque et me prendre dans tes bras. 
En ce moment, je me sens totalement nulle, inutile, je n'ai plus d'optimisme, je ne sais plus profiter de ma chance, je ne me trouve plus de qualités, je régresse, je n'arrive même plus à m'exprimer, je ne vaux plus rien. 
Bref, t'auras jamais 50 ans et ça me déprime.