jeudi 2 juillet 2015

London, t'es quand même une sacrée salope et une putain d'hypocrite...



Pardon si j'te heurte. Je sais, je suis d'une vulgarité sans nom. Barre-toi s'il-te-plait. Là j'ai besoin d'un pote tu vois. Une oreille compatissante et sans jugement, une épaule sur laquelle reposer mon corps trop lourd de haine. De toutes façons c'est de sa faute à cette connasse. Tu perds tes tournures de phrases, ta précision, ton vocabulaire à trop la fréquenter. Au début, tout abruti, tu crois que tu changes et que c'est bien. Tu changes pas, tu régresses Ducon !
Moi je l'aimais cette pute. Cette Hon faite ville. Si colorée, si attirante. Tout le monde y passe, la garce recrache tout, déesse au coeur de givre. 
J'en veux plus de sa merde sous plastique, de ses jolis petits plats brillants et bien emballés, bien dégueulasses surtout. 
J'en veux plus de ses trous-du-cul érigés palaces, ses cages à lapins qu'elle loue à prix d'or à tous les cons que nous sommes, déprimés et épuisés par la laideur et la promiscuité. 
J'en peux plus de ses -15°C "outside" et +40°C "underground". 
J'en  peux plus de ses bus pétards qui stagnent, divergent puis changent de destination, toujours, comme des poules sans têtes effrayées par le monde. 
J'en peux plus de son hypocrisie permanente, son "passive-aggressive", ses "Dear sir let me enculer you please" et ses "fantastic individuals" complètement pourris. Je la vomis elle et tous ses clubs privés, ses high end bullshit, ses "private schools", ses connards vaniteux et faussement polis. Voilà, voilà pourquoi j'enrage, j'ai envie de tout salir, de tout remplir de mots terribles, de ta gueule et de va te faire foutre ! Laissez tomber un peu les masques. Arrêtez de nous faire croire que vous vivez l'idylle avec cette salope ! Elles est trop chère pour vous !! Elle se dit spirituelle et créative, elle est nauséabonde et pleine de sale fric. 
Moi aussi j'ai voulu croire en ses jolis cafés, son esprit arty et son multiculturalisme. Mais rien n'est vrai, rien n'est authentique. Tente ta chance, vas-y, et tu disparaîtras face à l'horreur de ses mensonges, tu t'emprisonneras par déception jusqu'à devenir toi-même un putain de faux-semblant. 
Peut-être que je ne suis qu'amertume, que tu me trouves aigri par la rupture. Paumé surement. Je reste là à la contempler, elle est belle comme une sirène dévorante. Elle me dégoûte. Peut-être que je suis un raté qui ne comprend rien et qu'elle a raison de ne pas vouloir de moi. Mais je vois son manège, je vois le rouleau compresseur distinctement, écraser l'ensemble de ses hommes et de son âme. Il ne restera rien. 
Paris, je ne te demanderai pas pardon de t'avoir quittée, tu es molassonne et tu pues, mais putain parfois qu'est-ce que tu me manques.